Antiracisum Sterlin 2500

"C’est ma couleur "

Racisme et Discrimination L'histoire du joueur

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Les joueurs sont encore souvent victimes du racisme, que ce soit sur le terrain ou à l'extérieur. Un joueur sur six, en fonction de son pays d'origine, a dû faire face à la discrimination si l'on en croit une étude de la FIFPRO menée auprès de 14 000 joueurs, publiée en 2016.

En 2017, le joueur ghanéen Sulley Muntari a vu rouge lorsque les supporters de Cagliari ont imité le cri du singe alors qu'il participait à un match de série A, en Italie, pour Pescara.

Mais lorsque Muntari a voulu se plaindre auprès de l'arbitre, il a reçu un carton jaune et, lorsqu'il a quitté le terrain en signe de protestation, il a reçu un carton rouge.

Alors qu'il quittait le terrain, il s'est approché des supporters qui l'avaient maltraité et leur a crié en montrant son bras : « c’est ma couleur ».

Sulley Muntari Pescara Udinese

“Nous devons constituer une équipe solide, capable d'éradiquer cette maladie, car pour moi, c'est une maladie.”

— de Sulley Muntari

La fédération italienne l'a ensuite exclu à cause d'un match avec carton rouge.

La FIFPRO et son syndicat de joueurs en Italie, Associazione Italiana Calciatori, et au Ghana (Professional Footballers Association of Ghana) se sont ralliés à Muntari, découragé et isolé par ce qui lui était arrivé.

Nous avons réussi à raisonner la fédération italienne, pour qu'elle renonce à cette exclusion pour un seul match. Muntari a remercié la FIFPRO et d’autres organisations pour leur soutien.

Lukaku Inter
En 2019, Romelu Lukaku, de l’Inter de Milan, a été victime d’insultes racistes à Cagliari, le même club que celui où Muntari avait quitté le terrain.

“Le football est un jeu dont tout le monde doit profiter, et nous ne pouvons accepter aucune forme de discrimination, ce serait une honte !”

— de Romelu Lukaku

La FIFPRO est aux côtés de joueurs comme Muntari, Lukaku, et de tout joueur victime de discrimination fondée sur le genre, la race, la religion ou la sexualité.

Nous encourageons les joueurs à signaler confidentiellement toute discrimination à la FIFPRO ou à leur syndicat de joueurs national s'ils ne souhaitent pas le faire publiquement.

Et nous demandons instamment aux clubs, fédérations et réseaux de médias sociaux d'en faire davantage pour lutter contre le racisme.