Laurie Bell Training

Journal du Coronavirus : Laurie Bell écrit sur des thèmes propres aux joueurs

19 avril 2020
Je m’appelle Laurie Bell. J'ai 27 ans, et je suis footballeur professionnel. Bienvenue dans cette nouvelle colonne.

Ces prochaines semaines, j'écrirai sur ce site Web sur mes expériences en tant que footballeur, en abordant des questions comme la santé mentale, la planification d'une seconde carrière, le jeu féminin et évidemment l'impact actuel de la pandémie de coronavirus.

J'ai grandi en jouant dans l’Équipe réserve et académie du Manchester City Football Club. Je ratais chaque semaine deux jours d'école pour m'entraîner. J'étais sûr de vouloir jouer un jour en Premier League pour le club dont j'avais été supporter durant mon enfance. Ce n'a pas été le cas, mais ma carrière de footballeur professionnel a été passionnante, et m'a emmené un peu partout dans le monde.

J'ai joué pour des clubs en Angleterre, aux États-Unis et en Scandinavie. Aujourd'hui, je joue pour l’Örebro Syrianska en troisième division suédoise.

Je suis heureux de pouvoir appeler mes coéquipiers, entraîneurs et le personnel du club de toutes origines de bons amis, qui m'ouvrent en permanence les yeux sur ce que le football signifie pour eux.

Ce qui m'a le plus frappé, dans tout ce que j'ai appris durant ma carrière, c'est de voir à quel point les stéréotypes sur le mode de vie de la plupart des footballeurs professionnels sont erronés. Si l'on en croit une étude de la FIFPRO de 2016, 45 % des footballeurs professionnels gagnent moins de 1000 $ par mois.

L'équipe de Laurie à l’entraînement de pré-saison la semaine dernière

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Chaque footballeur est différent. Mais la plupart des professionnels mènent une vie simple en fonction des calendriers du football, face aux incertitudes de leur emploi à la fin de chaque saison.

Je ne possède ni voiture de luxe ni  île de rêve - du moins, pas encore. Comme tout professionnel ambitieux, je ne peux m'empêcher de viser plus haut, de tracer ma route vers la ligue et le contrat les plus élevés possibles.

Mais je reste conscient de ce que j'ai aujourd'hui : mes rêves sont exaucés dans un magnifique pays aux côtés d'incroyables coéquipiers, en étant payé pour le jeu que j'aime. Les footballeurs peuvent également compter dans leur vie sur la richesse de l'expérience apportée par le jeu. Comme un ancien entraîneur le répétait tous les matins avant l'entraînement : « C'est le plus beau métier du monde. »

Mais oui. Je vais essayer de vous montrer à quoi ressemble réellement le mode de vie d'un footballeur et évoquer les moyens d'améliorer encore notre lieu de travail. J'espère que vous me suivrez !

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