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UNE ENQUETE MONDIALE MONTRE L'IMPACT CONTINU DE LA PANDEMIE COVID-19 SUR LES FOOTBALLEUSES

11 novembre 2020
Une nouvelle enquête de la FIFPRO montre l'impact continu de la COVID-19 sur le football professionnel féminin d'après les données collectées dans les syndicats nationaux de joueurs de 62 pays différents de juillet à octobre.

L'enquête, qui vise à saisir les impacts de la pandémie sur le football féminin, montre des réductions de salaires, des pertes d'emploi et une mauvaise communication qui affecte les footballeuses de douzaines de pays, ainsi qu'une menace potentielle sur les avancées en matière d'égalité des sexes dans le sport.

Télécharger les résultats complets de l'enquête les-syndicats-de-joueurs-de-la-fifpro-révèlent-l-impact-de-la-covid19-sur-le-football-féminin.pdf, 3 MB

Les résultats de cette enquête montrent que dans 47 % des pays, les footballeurs ont connu des réductions ou des suspensions de salaire. Dans 40 % des pays, les joueuses n'ont reçu aucun soutien mental ou physique. Dans 69 % des pays, la communication avec les joueuses a été considérée comme faible ou très faible.

“Les joueuses et le football lui-même ont besoin d'un soutien stratégique pour traverser cette période difficile”

— de Amanda Vandervort, responsable en chef du football féminin de la FIFPRO

Dans le même temps, il y a eu plusieurs actions et signes d'espoir, comme le montrent nos études de cas à l'appui, les clubs, les ligues et les gouvernements prennent des mesures spéciales et innovantes pour soutenir le football féminin pendant cette période de crise.

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La FIFPRO n'a cessé de lutter pour que le football féminin soit inclus dans les plans de reprise de l'industrie. En avril, nous avons publié Covid-19 : implications pour le football professionnel féminin dans l'optique de rechercher les mesures d'urgence prises pour soutenir le football féminin.

“Nous avons besoin d'une action plus concertée, sans quoi il y aura un danger réel pour les avancées réalisées en matière d'égalité des sexes dans certaines régions du monde du football”

— de Jonas Baer-Hoffmann, le secrétaire général de la FIFPRO

Nous invitons tous les clubs, ligues et fédérations à collaborer avec les associations de joueurs pour répondre aux problèmes majeurs soulignés dans l'enquête et développer une approche complète qui atténue l'impact de la crise et pose les bases d'une fondation solide pour le football féminin.

 

Voici quelques-uns des résultats clés de l'enquête :

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Salaires et avantages : la pandémie a déclenché de larges réductions de salaire et résiliations de contrat dans le football féminin.

  • Dans 47 % des pays, les salaires des joueuses ont été réduits ou suspendus
  • Dans 27 % des pays, un soutien non-financier* a été réduit ou annulé
  • Dans 24 % des pays, les joueuses ont vu leurs contrats être résiliés ou altérés

(*ce qui inclut les repas, logements, assurances santé et abonnements sportifs.)

Communication : les clubs, ligues et fédérations ne communiquent pas assez avec les joueuses sur leurs vies professionnelles, leur santé personnelle et leur bien-être.

  • Dans 69 % des pays, la communication des ligues et des clubs a été jugée faible ou très faible.
  • Dans 52 % des pays, les fédérations nationales n'ont pas contacté les joueuses d'équipes nationales
  • Dans 26 % des pays, les clubs féminins n'étaient pas inclus dans les protocoles de « retour au jeu »
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Soutien médical : il y a d'importantes défaillances au niveau du soutien médical mental et physique apporté aux joueuses pendant la pandémie.

  • Dans 40 % des pays, les joueuses n'ont reçu aucun soutien
  • Dans 66 % des pays, les joueuses n'ont reçu aucun soutien physique (p. ex. traitement des blessures)
  • Dans 84 % des pays, les joueuses n'ont pas reçu de soutien médical mental

Étapes positives : certains acteurs concernés du monde du football travaillent dur pendant la pandémie pour continuer à soutenir le football féminin

  • En Italie, la fédération nationale de football a annoncé en juin qu'elle avait commencé à travailler avec le gouvernement pour donner un statut professionnel à la ligue féminine
  • En Argentine, la fédération nationale a annoncé un plan de cinq ans en septembre pour étendre la professionnalisation de la ligue féminine
  • Aux Pays-Bas, les joueuses ont fait pression sur le gouvernement avec succès pour que la ligue féminine reprenne avec la ligue masculine
  • Aux États-Unis, l'association de joueuses NWSL et la ligue ont négocié des garanties de contrat pour les joueuses en ce qui concerne les salaires, logements et avantages
ANP 419354524

Jonas Baer-Hoffmann,  le secrétaire général de la FIFPRO, a déclaré : « Les résultats de cette enquête montrent à quel point les footballeuses sont continuellement négligées dans de nombreuses régions du monde. Néanmoins, il faut souligner des mesures positives de la part de certains acteurs ayant investi et soutenu le football féminin pendant la pandémie. Nous avons besoin d'une action plus concertée, sans quoi il y aura un danger réel pour les avancées réalisées en matière d'égalité des sexes dans certaines régions du monde du football. »

Amanda Vandervort, responsable en chef du football féminin de la FIFPRO, a déclaré : « Comme la plupart des industries, le football féminin est gravement affecté par la pandémie de COVID-19, et les résultats de cette enquête soulignent ce que nous disions depuis le début, à savoir que les joueuses et le football lui-même ont besoin d'un soutien stratégique pour traverser cette période difficile. Dans ce but, nous avons aussi identifié de grandes opportunités d'avancée et d'innovation dans lesquelles de nouvelles solutions mettent en valeur le potentiel unique du football féminin pour qu'il s'épanouisse aujourd'hui et à l'avenir. »

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