Concussion Assessment HH 2500

Déclaration de la FIFPRO : les commotions cérébrales dans le football

La FIFPRO prend note des commentaires formulés à l'occasion de l'Assemblée générale annuelle de l'International Football Association Board (IFAB) qui s'est tenue le week-end dernier. Bien que les propositions actuelles restent insuffisantes pour modifier correctement les règles du jeu afin de mieux protéger les joueurs ayant subi une commotion cérébrale, la FIFPRO reconnaît l'intention de fournir une meilleure protection dès que possible.

Nous saluons les initiatives visant à traiter enfin cette question essentielle pour la santé de dizaines de milliers de footballeurs, ce pour quoi nous faisons campagne depuis 2014. Cependant, nous sommes préoccupés par le fait que la santé des joueurs ne soit pas traitée comme une priorité urgente, car la ligne de pensée semble tournée vers les éventuelles répercussions sportives que pourraient engendrer des changements de règles.

Les commotions et le syndrome du second impact peuvent entraîner des problèmes de santé tout au long de la vie d'un joueur et, dans certains cas, peuvent être mortels. Aussi, le football professionnel doit-il mettre en place une procédure qui fasse tout son possible pour mettre les joueurs à l'abri des risques.

 

Un remplaçant supplémentaire seul ne suffit pas

La simple introduction d'un remplaçant supplémentaire après une pause de trois minutes pour déceler un cas de commotion cérébrale ne serait qu'un progrès marginal, et ne suffirait pas à protéger les joueurs contre le risque de syndrome du second impact. Dans le délai de trois minutes qui lui est imparti, le personnel médical sous pression – en disposant d'informations limitées – n'a de cesse de prendre les mauvaises décisions concernant les joueurs susceptibles de présenter une commotion cérébrale. Pour résoudre ce problème, il est fondamental de donner au personnel médical jusqu'à dix minutes pour prendre sa décision concernant une commotion cérébrale, car c'est une blessure extrêmement difficile à diagnostiquer. Tant que des changements significatifs n'auront pas été adoptés, le football restera à la traîne par rapport à d'autres sports majeurs en matière de santé et de sécurité, et continuera à mettre en danger la vie des joueurs.

 

Les joueurs ont besoin de plus de protection de toute urgence

Nous recommandons que l'IFAB et son groupe d'experts sur les commotions cérébrales commencent à travailler dès que possible avec les acteurs du football pour développer différents programmes pilotes – notamment sur le recours à des remplaçants temporaires pendant une période de diagnostic de 10 minutes – afin d'obtenir des preuves sur les mesures à prendre ensuite. Dans le même temps, la FIFPRO recommande que, dans la mesure du possible, les organisateurs des compétitions agissent rapidement pour permettre le partage des séquences vidéo avec le personnel médical afin qu'il en sache plus sur la cause des blessures des joueurs susceptibles d'avoir subi une commotion cérébrale et qu'il puisse prendre de meilleures décisions pour protéger leur santé.