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La FIFPRO conseille le Conseil de l'Europe sur la sécurité et la protection des athlètes

26 novembre 2020
Le Secrétaire général de la FIFPRO, Jonas Baer-Hoffmann, s'est exprimé parmi les dirigeants de l'industrie du sport lors de la Session d'ouverture de la 16e Conférence du Conseil de l'Europe des Ministres responsables du Sport, le 5 novembre 2020.

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Parmi les sujets importants abordés lors de la conférence figuraient les violations des droits de l'homme dans le sport, telles que les abus sexuels, le racisme, la discrimination, la violence et l'inégalité entre les sexes. Le sujet des menaces pour l'intégrité du sport a également été traité, notamment le dopage, le trucage des matchs et la corruption. Le Conseil a reconnu l'importance d'admettre l'existence de ces problèmes et de renforcer la solidarité dans le domaine du sport, en particulier compte tenu des tensions croissantes dues à la pandémie de COVID-19.

“Les joueurs à qui nous parlons en ont assez du racisme dans le football. Ils en ont assez des campagnes, ils en ont assez des slogans. Ce dont ils ont besoin, c'est d'action. Tout de suite”

— de Jonas Baer-Hoffmann, Secrétaire général de la FIFPRO

Jonas Baer-Hoffmann a été interrogé sur la manière dont la FIFPRO aborde des questions telles que le racisme, l'homophobie et les discours de haine dans le football. Il a déclaré à ce sujet : « La réalité est que, bien que ces questions se posent dans le domaine du sport, elles sont en réalité un problème de société. Là où d'un côté le sport offre une plateforme de positivité, il offre également un tremplin pour les actes des fanatiques et autres personnes violentes qui bénéficient de la visibilité de centaines de milliers, voire de millions de personnes ». Pour M. Baer-Hoffman, il est temps d'agir plutôt que de simplement reconnaître le problème : « Les joueurs à qui nous parlons en ont assez. Ils en ont assez des campagnes, ils en ont assez des slogans. Ce sont peut-être des éléments importants pour sensibiliser, mais ce dont les athlètes ont besoin, c'est d'action, tout de suite ».

“En tant que père de famille travaillant dans le football, j'ai parfois du mal à accepter l'idée d'amener mes jeunes enfants dans des stades, simplement à cause de ce qui s’y dit et de ce que je ne veux pas qu'ils entendent”

— de Jonas Baer-Hoffman, Secrétaire général de la FIFPRO

« Les personnes qui ont une expérience personnelle de la marginalisation ou de la discrimination sont très peu représentées. Et c'est à partir de ce point-là que nous devons aborder cette question », a-t-il déclaré. « Le problème est qu'il existe encore des protocoles qui obligent fondamentalement un employé, ce qu'est un athlète, à accepter de multiples attaques discriminantes dans son propre environnement de travail avant que quelque chose ne soit fait, et souvent même ces protocoles échouent. Il faut que cela change et que nous accompagnions le militantisme des athlètes et leur droit de protester ».

Jonas At Coe Conference

« Nous devons nous attaquer à ce problème ensemble. Cela doit passer par le le gouvernement, les forces de l'ordre, les médias et surtout les réseaux sociaux et, sans oublier, les acteurs du sport ».

Roxana Maracineanu, la Ministre française des Sports, a expliqué les actions du gouvernement français pour traiter des questions telles que les abus sexuels sur les enfants dans le sport, ainsi que le soutien qu'ils ont apporté aux athlètes pour qu'ils puissent continuer à s'entraîner chez eux pendant le confinement. Aleksandra Shelton, athlète olympique d'escrime originaire de Pologne, a exprimé ses inquiétudes quant à l'inégalité des sexes dans le sport et a notamment souligné les contraintes ressenties par les athlètes féminines qui reprennent leur activité après une grossesse. Christophe de Kepper, membre de la commission exécutive du Comité international olympique (CIO), a souligné que « le sport est un outil à fort impact et à faible coût pour la santé mentale des sociétés » et a mis en avant l'importance pour les joueurs d'endosser un rôle actif dans la prise de décision.

La FIFPRO a réitéré son engagement à travailler avec le Conseil de l'Europe et d'autres institutions publiques telles que le Parlement européen et la Commission européenne pour renforcer la stabilité de l'industrie du football, ainsi que pour assurer sa fonction sociale dans nos communautés. La protection efficace des athlètes et des joueurs en tant que citoyens et travailleurs est fondamentale dans ce contexte pour leur permettre de laisser une marque durable sur leur sport et sur les questions qui les concernent ainsi que sur nos sociétés.

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