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La Division Afrique de la FIFPro perd patience : il semble en effet que la situation des footballeurs professionnels zimbabwéens condamnés dans l'affaire dite de l'Asiagate n'ait guère progressé.

La Division Afrique de la FIFPro attend toujours une réponse officielle de la FIFA à une lettre concernant la situation juridique des joueurs de l'équipe nationale zimbabwéenne.

Le 15 juillet, Stéphane Burchkalter, Secrétaire général de la Division Afrique de la FIFPro, a rédigé ce courrier pour connaître la position de la FIFA sur cette question, et pour lui demander de recommander de toute urgence à la fédération de football zimbabwéenne, la ZIFA, de « reconsidérer et mettre un terme à la suspension des joueurs ».

« Nous n'avons malheureusement reçu encore aucune réponse de la FIFA », raconte Burchkalter. « La situation est réellement très urgente, dans la mesure les joueurs impliqués ont déjà été suspendus de façon injustifiable depuis plus de douze mois. Ils n'ont pas été autorisés à exercer leur métier, et n'ont pas été payés depuis plus d'un an ».

En mars 2012, la fédération de football zimbabwéenne, la ZIFA, a suspendu, exclu ou condamné à une amende plus de 60 footballeurs professionnels du Zimbabwe, accusés d'avoir été impliqués dans le scandale de l'Asiagate. En 2007 en 2009, l'équipe nationale du Zimbabwe a organisé des tours en Asie, et participé à des matchs truqués. La ZIFA a alors condamné 98 joueurs, administrateurs et officiels.

Le syndicat des footballeurs professionnels du Zimbabwe (FUZ), et la Division Afrique de la FIFPro ont conclu que la ZIFA n'avait pas respecté les dispositions du Code disciplinaire de la FIFA (articles 136 et 137), la constitution de la ZIFA et les règles et réglementations de la ZIFA. Parmi les objections, les joueurs n'ont pas été dûment cités, ils n'ont pas été dûment inculpés, ni même officiellement, certains joueurs ne se sont même pas déplacés ou n'ont pas joué avec l'équipe nationale lors des matchs truqués. Il était quasiment impossible de se pourvoir en appel dans la mesure où la fédération réclamait 6 000 USD de frais, alors que le salaire moyen en Première Ligue du Zimbabwe est de 250 à 400 USD par mois.