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Les trois quarts des clubs de la Premier Soccer League (PSL) doivent de l'argent aux joueurs sous la forme d'indemnités de signature de contrat, de primes et de salaires sur la dernière saison, a annoncé le syndicat des footballeurs du Zimbabwe (FUZ).

Paul Gundani, secrétaire général du FUZ, déclare que le syndicat des joueurs envisage désormais d'intenter une action en justice. « En qualité de syndicat, nous voulions trouver une solution footballistique à ces problèmes, mais il semble bien que ce soit impossible. En l'absence d'une telle solution, nous devrons intenter une action devant le Tribunal du travail. Cette procédure prendra sans doute beaucoup de temps, mais nous aurons au moins la garantie de voir les joueurs récupérer leur dû en fin de compte ».

« Le FUZ ne compte plus les clubs qui se sont abstenus de payer leurs joueurs cette dernière saison », raconte Gundani au Daily News.

« Actuellement, 70 % des clubs doivent de l'argent à leurs joueurs alors que la nouvelle saison commence, et nous continuons à faire appel à la fédération de football du Zimbabwe (ZIFA) et au PSL pour trouver une solution appropriée avec ces clubs défaillants. Nous avons proposé au PSL que si un club ne paie pas ses joueurs, le solde soit déduit de ses recettes. Si un club manque toujours à ses obligations vis-à-vis des joueurs, la ligue pourrait aller jusqu'à retirer des points sur son compte ».

Pour Gundani - ancien défenseur international au Zimbabwe - Dynamos, CAPS United, Highlanders et surtout Monomotapa sont les clubs où le nombre de cas problématiques est le plus important.

Le mois dernier, les joueurs du Dynamos - dans une action désespérée de récupération de leur dû - se sont lancés dans une grève de deux jours avant leur match en Ligue des champions d'Afrique avec AS Vita, en l'absence de paiement de leurs primes depuis la dernière saison.

« À la fin de la dernière saison, ces clubs devaient une somme considérable à leurs joueurs et certains joueurs ont envisagé de partir, pensant qu'ils pouvaient faire une croix sur ces dettes, or c'est faux », proclame Gundani.

Pour Gundani, pour régler ce problème, le PSL doit faire appliquer les exigences de ses licences de clubs. « Tous ces problèmes sont dus au fait que le PSL ne fait pas appliquer convenablement sa réglementation en matière de licences de clubs », ajoute-t-il. « Il faut bien commencer par quelque chose, et s'il faut que nous ayons une ligue avec moins de clubs, mais mieux financés, qu'il en soit ainsi » !