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Stéphane Burchkalter, le secrétaire général de la Division Afrique, se rendra, à partir du 31 août, en République Démocratique du Congo où l’association locale des joueurs, l’UFC, l’a invité. Parmi les diverses rencontres et réunions de travail prévues, une visite sera bien évidemment rendue à la fondation Shabani Nonda, vainqueur du Merit Award FIFPro 2009.

 

En novembre dernier lors du Congrès de la FIFPro, à Budapest, une standing ovation a salué le Merit Award FIFPro décerné à la fondation Shabani Nonda.  Depuis une dizaine d’années maintenant, Shabani met son nom et son énergie à organiser un tournoi de football pas comme les autres à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo…

 

« Sans les bénévoles qui travaillent tout au long de l’année, il n’y aurait pas de tournoi, tient à préciser l’attaquant international congolais, de passage mercredi dernier dans les bureaux de l’UNFP à Paris, où lui fut remis son prix (un chèque de 25 000 dollars).

 

Il n’est un secret pour personne que l’ancien joueur de Stade Rennes et de AS Monaco souhaite, en effet, revenir en France terminer sa brillante carrière, qu’il a également menée en Italie (AS Roma), en Angleterre (Blackburn Rovers) et, dernièrement, en Turquie (Galatasaray).

 

Stéphane Burchkalter donne le chèque à Shabani Nonda

 

« Ce tournoi est né d’un souvenir et d’un constat. Lorsque j’étais jeune, les vacances scolaires étaient, le plus souvent, synonymes d’ennui. Avec mes copains, nous n’avions rien à faire, si ce n’est toutes les bêtises que l’on peut commettre à cet âge-là. Heureusement, les tournois de foot, organisés ça et là, nous permettaient de sortir de notre léthargie. C’était de vrais moments de bonheur et de joies partagés… De trop rares moments… »

 

Mais occuper les jeunes quelques jours durant ne suffisait pas à Shabani Nonda : « La déscolarisation est massive chez nous. Nous savons tous, pourtant, qu’un enfant scolarisé, qui sait parfaitement lire, écrire et compter est mieux armé pour affronter l’avenir, même s’il ne suit pas, ensuite, de longues études. Notre action, lors et à l’issue du tournoi, ne résout pas tous les problèmes, c’est une évidence, mais elle permet de remotiver un grand nombre de gamins, de leur redonner goût aux études… Ils sont visiblement plus réceptifs, c’est du moins l’avis des parents, qui nous encouragent, qui nous demandent de multiplier nos actions… »

 

Se servir du football – leur passion - pour inciter les enfants à reprendre le chemin de l’école, pour leur donner la force de s’accrocher et d’aller le plus loin possible, tel est le but recherché par Shabani Nonda et sa fondation. A l’issue du tournoi, les prix remis aux jeunes sont propres à les encourager à redevenir de bons écoliers : des cahiers, des crayons, des uniformes scolaires, des sacs, etc.
« L’idéal, reconnaît Shabani en conclusion,  serait de multiplier l’expérience dans tout le pays.

 

Aujourd’hui, nous « travaillons » avec les 24 communes qui forment l’agglomération de Kinshasa, et nous ne pouvons pas aller plus loin. C’est une question de moyens, financiers d’une part, humains d’autre part car tous les bénévoles donnent déjà beaucoup de leur temps. Lorsque j’aurai fini ma carrière, je verrai ce qu’il est possible de faire, mais je sais que quelques-uns de mes coéquipiers de la sélection pourraient reprendre l’idée à leur compte dans d’autres villes du pays. Et ce n’est pas pour me déplaire… »

 

Shabani Nonda avec Domo Landu, le secrétaire général de l'UFC