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Seboloko Khutsafalo a dû se retirer du football professionnel, atteint d'une tumeur au niveau de la colonne vertébrale. La FIFPro se fait l'écho des sentiments du syndicat des footballeurs du Botswana (FUB), qui voit là l'opportunité de souligner des principes essentiels, la nécessité pour tous les joueurs de prendre soin de leur propre santé.

Mmoni Segopolo, Président du FUB, affirme : « Le bien-être des joueurs est pour nous prioritaire. Le manque de contrôles médicaux représente par exemple un problème essentiel, auquel nous espérons pouvoir nous atteler avec le temps pour toutes les équipes. N'oubliez pas que des contrôles médicaux réguliers permettraient de détecter certaines de ces pathologies mortelles ».

Il y a deux ans, Seboloko Khutsafalo a connu des problèmes de santé qui devaient le rendre invalide plus tard. À l'époque, il jouait en première ligue au Botswana avec le BDF XI. Son état s'est brusquement détérioré en septembre l'année dernière, il pouvait à peine marcher dix mètres sans se plaindre d'une immense fatigue. Il a dû très rapidement utiliser des béquilles, et s'est retrouvé en fauteuil roulant en quelques semaines seulement. Un IRM a révélé une tumeur, qui exerçait une pression sur sa colonne vertébrale, et attaquait son système nerveux.

Khutsafalo a dû être transféré pour une opération en Afrique du Sud en décembre. Le syndicat des footballeurs du Botswana (FUB) a sponsorisé un déplacement pour soutenir et soulager les souffrances de ce joueur séparé de ses proches durant cette période. Segopolo a emmené une délégation composée de 3 membres du FUB avec Kgosana Masaseng et Tiroyaone Lepotokisi en Afrique du Sud. Ils y ont été rejoints par la mère et la fiancée de Khutsafalo.

Khutsafalo n'a pas caché sa joie à l'arrivée impromptue de sa mère et de sa fiancée. « Je suis si heureux de bénéficier du soutien du syndicat. Vous noterez que les joueurs ont souffert depuis des années, et que depuis que vous avez constitué ce syndicat, le FUB, vous êtes désormais en mesure de relever certains des défis qui nous affectent », a-t-il relevé.

La visite du syndicat témoigne selon lui à merveille de son engagement face à des problèmes qui affectent les joueurs, et il ajoute : « Je voudrais que davantage de footballeurs encore se joignent au syndicat afin de protéger leur carrière, car vous ne savez jamais ce qui peut vous arriver du jour au lendemain ».

Khutsafalo, 32 ans, s'était engagé dans une formation qui devait l'aider à préparer sa vie après le football, lorsque tout a été remis en question. « Le peu d'épargne que j'ai pu réaliser à partir du football a permis d'entretenir ma famille. Ce n'est pas une période facile pour moi, dans la mesure où je ne joue plus. Les joueurs (au Botswana) ne gagnent pas suffisamment d'argent, et c'est la raison pour laquelle nous sommes toujours dans une situation difficile lorsque nous avons terminé notre carrière », ajoute-t-il.

« Maintenant que je suis assis ici, je m'intéresse véritablement à cette question, et je ferai en sorte de me joindre à vous pour attirer l'attention des joueurs du pays tout entier sur les questions de santé. Nombre des nôtres souffrent de diverses maladies, et on ne parle pas toujours suffisamment de certaines maladies comme la mienne », regrette Khutsafalo.

Il a beaucoup lu et s'est beaucoup informé de sa maladie, et serait heureux de jouer le rôle d'un ambassadeur, qui permettrait de le rapprocher des autres joueurs et membres de la communauté.

Khutsafalo vient de terminer sa radiothérapie, et il devrait bientôt revenir au Botswana, en mars, pour la suite du traitement. Quant à ses chances de récupération, il est plus que confiant. « Je peux espérer un rétablissement. Mon équipe médicale a été fantastique, et je suis certain que je pourrai marcher à nouveau », précise-t-il avec un grand sourire.