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La FIFPro est ahurie par le rapport publié sur les pratiques de dopage systématique en Russie. La FIFPro – le syndicat mondial des footballeurs professionnels – attend de toutes les autorités concernées (notamment de l'agence mondiale antidopage AMA  et l'International Association of Athletics Federations IAAF) qu'elles mènent une enquête approfondie sur des affirmations aussi graves que celles du documentaire « Top-secret Doping: How Russia makes its Winners »  diffusé par la chaîne  de télévision nationale allemande ARD mercredi 3 décembre dernier.

Le Comité directeur de la FIFPro a évoqué ces réclamations et parlé de ces problèmes à l'occasion de sa séance de hier aux Pays-Bas. Toutes ces allégations nécessitent une enquête approfondie afin de savoir si ces accusations sont réellement fondées, et de connaître les motivations des athlètes s'ils sont véritablement impliqués dans ce dopage.

Un athlète russe sanctionné affirme entre autres que près de « 99 %  des athlètes sélectionnés pour représenter la Russie utilisent des substances prohibées », alors qu'un ex-employé de l'agence de lutte contre le dopage russe (Rusada) ajoute que des responsables russes de poids en matière d'athlétisme ont fourni des substances interdites, et incité les autorités de dopage à couvrir et à falsifier les tests. Le Ministre du Sport russe a été accusé de donner l'ordre à Rusada de falsifier des tests positifs chez un groupe sélectionné d'athlètes talentueux.

« Si ces accusations sont fondées, les responsables doivent être sévèrement sanctionnés », affirme Wil van Megen,  Directeur du département juridique de la FIFPro. « Nous nous attendons toutefois également à ce que les deux institutions mènent l'enquête au cas par cas en ce qui concerne l'implication volontaire ou forcée des personnes accusées ».

La FIFPro estime que l'AMA  et les instances dirigeantes du sport dans le monde doivent prendre des mesures appropriées, y compris en annulant des événements sportifs d'envergure internationale s'il est prouvé avec suffisamment de clarté que le Ministère du Sport russe et/ou les organes sportifs du pays ont initié et fermé les yeux sur un dopage systématique. Si les Russes ne se conforment pas au code de l'AMA, ils ne doivent être autorisés à participer à la moindre compétition avant d'avoir assaini leur système de lutte contre le dopage.

WilvMegen 340 400Van Megen ajoute :  « Lorsque des milliers d'athlètes dans le monde sont victimes d'un système de dopage systématique et de leurs utilisateurs, lorsque la crédibilité du sport est sérieusement remise en question, les parties responsables doivent être sanctionnées en conséquence.  Et cette sanction doit être à la hauteur du délit ».

Le Comité directeur de la FIFPro a également fait part de ses préoccupations à propos de l'AMA, du Comité international olympique (CIO) et de l'IAAF. Si les accusations de dopage systématique ci-dessus sont fondées, comment se fait-il que ceci n'ait jamais été signalé par l'AMA, le CIO ou l'IAAF ?

Van Megen  :  « Nous pouvons nous interroger sur leurs mécanismes de contrôle : répondent-ils aux normes de qualité requises pour détecter des abus comme les pratiques dénoncées en Russie ? L'AMA, le CIO et l'IAAF doivent réévaluer leurs mécanismes de contrôle, car il convient impérativement de mener une enquête des plus efficaces en matière de lutte contre le dopage, pour un sport plus propre. Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, n'a pas manqué de le souligner dans son discours dimanche dernier : 'Notre mission est surtout et avant tout de protéger les athlètes qui n'ont rien à se reprocher' ».

L'AMA comme l'IAAF ont déclaré vouloir examiner au plus vite ces réclamations.