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La stabilité contractuelle, les sanctions contre les clubs qui ne paient pas leurs joueurs à temps, la mise en œuvre de l'interdiction de la tierce propriété à l'échelle mondiale, ainsi que la résolution, adoptée à l'unanimité, de continuer à se défendre pour réformer en profondeur le système de transfert défaillant du football ont fait partie des points les plus importants traités à l'occasion de l'Assemblée générale de la FIFPro qui s'est tenue à Tokyo, au Japon.

Retards de paiement

La FIFPro, le syndicat international des footballeurs, cible des mesures concrètes de façon à veiller à ce qu'aucun club ne tarde à se conformer à ses obligations contractuelles vis-à-vis des joueurs. La solution proposée pour les retards de paiement annonce une nouvelle ère plus exigeante sur l'obligation de rendre des comptes.

La FIFPro négocie un amendement au niveau du règlement qui permettrait de sanctionner un club et permettrait à un joueur habilité à résilier son contrat de chercher librement un autre emploi partout ailleurs au bout de 30 jours d'absence de paiement. Les mois à venir seront d'une importance cruciale, dans la mesure où la FIFPro cherche à finaliser une solution sur les retards de paiement, avec pour date cible de prise d'effet mars 2015 au plus tard.

Le Secrétaire général de la FIFPro, Theo Van Seggelen affirme : « Est-ce si difficile de demander que les contrats soient respectés, et de traiter les footballeurs professionnels comme tout autre employé dans un environnement de travail normal?

Voilà ce que nous avons sur la table, une proposition insistant sur l'obligation de rendre compte des clubs en cas de retard de paiement de 30 jours. Rien de plus équitable, dans la mesure où les joueurs sont actuellement victimes d'un système déficient qui permet effectivement aux clubs d'accumuler un retard de 90 jours avant de devoir en assumer la moindre conséquence ».

La FIFPro défend quant à elle fermement que la stabilité contractuelle est essentielle, et que les conséquences en cas de manquement doivent être équitables et équilibrées pour les joueurs et les clubs. Ce n'est pas le cas pour le moment, et c'est là l'une des principales préoccupations de la FIFPro, à la base du défi de réforme du système de transfert.

Tierce propriété

L'approche de la FIFPro de l'interdiction de la tierce propriété repose en gros sur le principe d'une interdiction internationale prenant effet dès que possible, et de l'enregistrement des accords de tierce propriété existants pour toute période de transition, ces accords pouvant alors être mis en œuvre à condition qu'ils ne soient pas contraires à une quelconque réglementation existante, y compris l'interdiction actuelle de la FIFA quant à l'influence d'une tierce partie.

La FIFPro déclare qu'il s'agit de conditions qui doivent être strictement observées, sous peine de sanctions appliquées aux parties qui sont en infraction à une date convenue. Van Seggelen affirme : « Nous intervenons rapidement pour veiller à ce que la période de transition et les conditions des contrats signés avant ou durant cette période ne présentent pas de lacunes susceptibles de retarder substantiellement ou de remettre en question l'interdiction de la tierce propriété.

Nous savons que cette interdiction est dans l'intérêt économique général du football. Par conséquent, les clubs doivent utiliser toute période de transition pour se tourner vers un modèle économique plus durable plutôt que de tenter de reporter la prise d'effet de l'interdiction ».

Le groupe de travail de la FIFA dédié à la question de la tierce propriété, qui compte des représentants de la FIFPro, doit décider de la date de prise d'effet officielle de l'interdiction mondiale de la tierce propriété. Elle devrait être fixée en mai 2015, et la FIFPro a clairement indiqué au groupe de travail qu'elle s'opposerait de toutes ses forces à toute mise en œuvre ultérieure.

Le point sur le remaniement du système de transfert

La stratégie en pleine évolution de remaniement du système de transfert a été approuvée à l'unanimité à l'occasion de l'Assemblée générale de la FIFPro qui s'est tenue la semaine dernière à Tokyo. La FIFPro insiste sur le fait que pour tenter de remédier aux défaillances du système de transfert, il faut nécessairement une stabilisation véritable des contrats à la fois pour les clubs et les joueurs par le biais de l'amendement des articles 14 à 17 du Règlement concernant le statut et le transfert des joueurs de la FIFA.

Près d'un an après la décision de la FIFPro de remettre officiellement en question en justice le système de transfert si les négociations sur les réformes nécessaires aboutissaient à un échec, les négociations avec la FIFA, l'UEFA, l'ECA (Association des clubs européens) et l'EPFL (Association Européenne des Ligues de Football Professionnel) ont atteint une phase critique.

En janvier, le principal aspect des préoccupations de la FIFPro liées au système de transfert sera mis sur la table lorsque le Groupe de travail pour le statut des joueurs examinera les articles 14 à 17 du règlement de la FIFA.

La FIFPro s'engage à trouver un équilibre entre les employeurs et les employés dans l'intérêt de la sauvegarde de la durabilité et de la croissance financière sur le long terme du football. Pour y parvenir, il faut s'attaquer au système de transfert. La FIFPro est extrêmement critique sur le règlement existant, dans la mesure où il encourage des abus à large échelle comme la tierce propriété et d'énormes rémunérations d'intermédiaires. Ce système porte préjudice au football en tant que sport et entreprise où les compétitions deviennent de plus en plus prévisibles, et promeut un environnement économique irresponsable et inflationniste qui ne profite qu'à un tout petit pourcentage des clubs les plus puissants au monde.