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C'est une victoire pour le football, et une victoire pour les droits de l'homme. La FIFPro s'est réjouie de savoir qu'Abdeslam Ouaddou est sorti vainqueur de la procédure intentée devant la CRL de la FIFA contre son ancien club, le Qatar SC.

« Il ne s'agissait pas seulement pour un joueur de demander le règlement intégral de ses arriérés devant la CRL de la FIFA », explique Brendan Schwab, président de la Division Asie de la FIFPro. « Pour la FIFPro, il s'agissait à la fois du respect d'un contrat et du respect d'un être humain ».

Ouaddou n'avait pas touché son salaire depuis six mois. Après avoir déposé plainte devant la CRL de la FIFA, il avait été menacé : il lui serait impossible d'obtenir un visa de sortie du Qatar sans y renoncer.

Le respect contractuel représente l'une des conditions essentielles sur lesquelles repose le football professionnel. Le club et le joueur doivent se conformer au contrat, sans lequel il n'existe pas de football professionnel.

Dans le cas d'Abdeslam Ouaddou, le club a été jusqu'à bafouer les droits de l'homme en exerçant un chantage sur un footballeur professionnel qui réclamait ce qui lui était légalement dû.

Malheureusement, les problèmes rencontrés par Abdeslam Ouaddou ne sont pas exceptionnels au Qatar. La FIFPro est informée de la situation d'autres joueurs qui se trouvent ou se sont trouvés dans une situation aussi inacceptable que celle d'Abdeslam Ouaddou.

Schwab l'affirme : « Cette pratique doit cesser. La liberté de circulation ne peut être remise en question, ni même au Qatar ».

Le Qatar aspire à accueillir la Coupe du monde de la FIFA 2022 comme il se doit. Ses ambitions, il les a clairement mises en avant en comptant investir 200 milliards de dollars dans d'innombrables projets de construction pour la Coupe du monde jusqu'en 2018.

Or un hôte de qualité doit nécessairement respecter les valeurs universelles du football.

La FIFPro est alarmée par les rapports sur l'exploitation brutale de milliers d'immigrants, et par une publication récente affirmant que 185 ouvriers népalais du bâtiment ont ainsi perdu la vie au Qatar en 2013.

Et Schwab d'ajouter : « La FIFPro recommande avec insistance aux instances dirigeantes du football et aux autorités locales du Qatar de respecter les droits de ceux qui permettront d'assurer cette Coupe du monde : les travailleurs qui construisent le stade pour la Coupe du monde, et les footballeurs qui y jouent ».