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La FIFPro, le syndicat des footballeurs sud-africains SAFPU et tous les autres syndicats de footballeurs ont exprimé aujourd'hui le respect dû à tous les footballeurs professionnels disparus ces douze derniers mois. La famille de la FIFPro est notamment en état de choc après la disparition brutale de Senzo Meyiwa.

Meyiwa, capitaine à la fois de l'équipe nationale sud-africaine et d'Orlando Pirates, âgé de 27 ans, a été tué à bout portant par des intrus dans un township près de Johannesburg le dimanche 26 octobre, lors d'un cambriolage selon les médias locaux. Son décès a été constaté à son arrivée à l'hôpital.

Le Secrétaire général du SAFPU, Thulaganyo Gaoshubelwe, a rendu hommage à Meyiwa lors de l'assemblée générale de la FIFPro à Tokyo, réunissant 170 représentants de tous les syndicats membres.

« Quelle tristesse. Il est difficile de perdre un proche, nous avons perdu de nombreux joueurs ces dernières années, mais il n'est jamais facilement non plus de perdre un ardent défenseur du syndicat », a affirmé Gaoshubelwe.

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« Je me suis entretenu avec lui pour la dernière fois jeudi, et nous avons discuté des questions à l'ordre du jour de ce congrès, à Tokyo ».

« Meyiwa était un footballeur, un père, un frère, un soutien de famille, et un membre du SAFPU dans un univers assez hostile, où on décourage les joueurs d'adhérer à une entité aussi révolutionnaire que leur propre syndicat de footballeurs d'Afrique du Sud. Il faisait partie d'un petit groupe de footballeurs plus âgés engagés, qui a pris l'initiative de lancer les adhésions au syndicat en engageant les autres à les suivre.

Je sais que beaucoup d'entre nous considèrent le droit d'adhérer « librement » à un syndicat comme un droit acquis. Nous n'apprécions pas toujours le rôle radical joué par certains comme le « frère leader » Senzo. Parfois, le seul fait d'adhérer dans cet univers instable à un syndicat toujours considéré comme un ennemi est lourd de signification, dans la mesure surtout où c'est le moyen de démontrer au pouvoir en place que vous êtes entièrement conscient de vos droits en qualité d'acteur incontournable de ce sport.

Je veux exprimer tout mon respect à Meyiwa, et à tous les joueurs disparus ces douze derniers mois. Nous espérons que leur lutte, la lutte de Meyiwa, ne sera pas vaine. Que leur esprit repose en paix ».