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La Division Afrique de la FIFPro tenait son Congrès – le onzième du nom pour une Division créée, comme les trois autres, en 2007 – à Accra, revenant ainsi sur les terres ghanéennes où tout avait réellement démarré pour elle lors de la CAN 2008.

Ce congrès 2017 revêtait une importance particulière pour les treize unions africaines membres, entre élections, plan stratégique et projet politique pour les quatre prochaines années.

A en croire Theo van Seggelen, le secrétaire général de la FIFPro, la Division Afrique, reste « un exemple pour tous et une fierté que je partage avec l’ensemble des membres du board et la grande famille qu’est la FIFPro ».

Elle se signale, depuis sa création, par « sa volonté d’aller toujours de l’avant sous toutefois brûler les étapes, sa capacité à innover, sa cohésion, sa détermination symbolisée, dans chaque pays par les combats menés pour la dignité des footballeurs, la reconnaissance de leurs statuts, la défense de leurs droits, quand il ne s’agit pas, simplement, de réclamer les salaires qui leur sont dus.

Ce qui devrait être la moindre des choses pour un travailleur, qu’il soit fonctionnaire, banquier, boucher ou footballeur, mais ce qui semble encore échapper à un certain nombre de dirigeants de clubs, en Afrique, alors que beaucoup ont été, sont et seront demain contraints par la justice à honorer leurs engagements envers les footballeurs salariés puisque les unions qui forment la Division Afrique gagnent la totalité des procès qu’elles intentent ou aident à intenter, quand il faut hausser le ton, quand le dialogue n’est plus possible, quand la bêtise ou la force de l’habitude poussent les dirigeants à renier leurs engagements, fussent-ils parfois écrits et dûment enregistrés ! »

Cet état des lieux, sans concession, renvoie au quotidien des treize membres, ou presque, de la Division, même si « de nettes améliorations sont dès aujourd’hui perceptibles, rappelle Stéphane Burchkalter, le secrétaire général de la Division, et que l’impression générale, malgré deux ou trois pays à la traîne, pousse à l’optimisme. Mais ce n’est pas un optimisme béat et il n’est pas question, ici ou là, de donner l’absolution à des clubs, des fédérations et des Ligues sur les seules promesses qui, comme chacun le sait, n’engagent que ceux qui les écoutent.

Toutefois, certains signes ne trompent pas, et une espèce d’effet boule de neige commence à être ressenti devant l’exemple de tels pays qui ont su installer un véritable dialogue social, devant l’exemple des unions qui ont réussi à imposer une chambre nationale de résolution des litiges ou quelque chose qui y ressemble afin que les joueurs ou leurs représentants puissent se faire entendre et se défendre, devant l’exemple des accords signés, ici ou là, entre nos unions et leurs fédérations, sur fond de reconnaissance mutuelle et de projets communs, devant l’exemple, encore, des conventions collectives et des contrat-types qui s’écrivent ici ou là même si nous aimerions qu’ils s’écrivent plus vite encore, et devant l’exemple, enfin, comme Theo van Seggelen le rappelait, de ces procès que nous gagnons parce que nous avons le droit avec nous… »

Mais si l’heure de la récolte a sonné pour la majorité des membres de la Division, même si toutes les unions ne sont pas sur un pied d’égalité compte tenu des spécificités locales, « le chemin est encore long et le travail, au quotidien, sera seul garant de la pérennité des nouvelles avancées, quand il ne faudra se battre pour préserver celles nouvellement, et parfois si difficilement, acquises.

C’est pourquoi, parmi les axes de travail que nous avons retenus pour les quatre prochaines années, et en dehors de ce qui fait le quotidien d’une union de footballeurs, la baffoe lectern 450professionnalisation de nos équipes, à tous les niveaux, sur la base de formations internes ou externes, sera l’un des éléments clés de notre réussite. Car c’est déjà parce que nous équipes sont organisées et déterminées que la Division Afrique, qui s’appuie sur près d’une centaine de personnes réparties dans nos treize unions, a progressé, que ces unions s’imposent, qu’elles ont gagné le respect dans leur pays alors qu’il y a quelques années encore, pour certaines d’entre elles, on ne voulait même pas leur parler ou les écouter et moins encore les reconnaître. »

Cette légitimité, que personne désormais ne conteste ni à la Division, ni à chacun de ses membres, s’appuie également sur le soutien inconditionnel des joueurs, du plus connus aux débutants, des stars expatriées aux joueurs restés au pays et qui pratiquent tous le même métier. « Le mot d’ordre est simple et reste le même depuis la création de la Division et la mise en place ces unions nationales, rappelle Stéphane Saint-Raymond, le directeur de la communication : nous prônons la plus grande proximité possible avec les joueurs, car c’est pour eux et par eux que nous existons.

Les unions sont leurs unions, et les joueurs, partout, répondent à l’appel, comprennent les messages, s’unissent, s’entraident. Pour maintenir cette proximité, pour l’intensifier, pour être plus pertinents encore dans les messages que nous souhaitons faire passer aux adhérents et pour mieux les connaître, nous allons porter un effort particulier sur l’utilisation des données que nous récoltons lors de nos passages dans les clubs et qui sont stockées dans la base de données mise à la disposition de chaque union. Nous allons utiliser, également, les réseaux sociaux, mais en organisant notre communication pour mieux la maîtriser, en choisissant nos cibles, en créant, autour des joueurs, de véritables communautés pour donner la meilleure image possible du footballeur et du football africain. »

Il semble que la CAF et son nouveau président, M. Ahmad Ahmad, ait compris que si chaque union et la Division Afrique avaient l’impérieuse mission de défendre les droits et les intérêts de footballeurs, elles travaillaient toutes, en ce sens, dans l’intérêt du football africain et non contre.

« Nous avions ouvert un dialogue constructif avec le président Issa Hayatou, reprend Stéphane Burchkalter, symbolisé par la signature d’un accord de reconnaissance et de partenariat en 2011, mais les choses n’ont plus guère avancé depuis. Nous sentons qu’un souffle nouveau vient de la CAF, nous avons dernièrement été invités au séminaire de formation des instructeurs de la Licence Club, nous avançons, nous sommes totalement ouverts au dialogue et je crois pouvoir dire que la CAF l’est aussi. »

 Les photos:

Ci-dessus, le syndicat de Botswana est officiellement entré dans la grande famille de FIFPro: Theo van Seggelen de FIFPro (à gauche) avec le secrétaire général de Footballers Unions of Botswana Kgosana Masaseng et le présidente de honneur Diphetogo Selolwane..

Au centre, secrétaire général de l’Association des footballeurs professionnels du Ghana,  Anthony Baffoe a été deux jours durant le maître de cérémonie.

Ci-dessous, Le ministre des Jeunes et des Sports de Ghana, Isaac Asiamah, (ici avec Theo van Seggelen et Stéphane Burchkalter) des conseils en particulier FIFPro Africa et PFAG pour encourager les footballeurs à prendre des formations graves.

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