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Dani Alves avertit que le football déçoit des milliers de joueurs qui ne font pas partie de l’élite des footballeurs.

Le défenseur brésilien rejoint Luka Modric et Didier Drogba pour soutenir la campagne de la FIFPro qui s’attaque à des questions comme les salaires impayés, les brimades et l’insuffisance des soins de santé.

Alves, qui n’a pas réussi à toucher de salaire dans son premier club au Brésil, affirme que les conditions de travail dégradées des footballeurs en dehors des plus grandes ligues mondiales sont généralement passées sous silence.

Au Brésil, 52% des joueurs ne sont pas payés dans les délais, selon le Rapport Global 2016 de la FIFPro Sur L'Emploi. Dans le monde, 41 % des joueurs doivent faire face à des retards de paiement ou ne sont pas payés du tout.

« Le football n’est plus une compétition qui se déroule dans des conditions humaines, attentive aux joueurs », raconte Alves. « C’est devenu un commerce, géré comme une entreprise.

C’est « J’ai investi et je veux un retour sur investissement. Comment y parvenir ? Le joueur doit se sacrifier et ce doit être rentable pour moi. »

« Il faut le clamer haut et fort dans le monde », raconte Alves. « Plus ils seront attentifs au niveau inférieur, meilleur sera le produit final. »

Modric a offert son soutien aux footballeurs les moins chanceux en Europe, où certains doivent faire face aux intimidations et à la violence.

En Croatie, pays d’origine de Modric, 44 % des joueurs ont fait l’objet de pressions lors de leur dernier transfert en termes de frais, ou n’ont pas été autorisés à rejoindre le club qu’ils souhaitaient, d’après le rapport de la FIFPro.

« Ils doivent tenir bon, et défendre leurs droits », raconte Modric. « Si nous pouvons être utiles, nous sommes là. »

Didier Drogba fait part de sa préoccupation pour les joueurs africains qui doivent prendre en charge eux-mêmes leur rééducation après des blessures.

Quelque 52 % de joueurs de Côte d’Ivoire, son pays, affirment être insatisfaits des traitements médicaux.

« Beaucoup de footballeurs africains n’ont pas accès aux soins médicaux dont ils ont besoin pour leur travail », ajoute Drogba. « Ils doivent être traités dûment comme des employés. »

La FIFPro, le syndicat mondial de joueurs qui représente quelque 65 000 footballeurs, en appelle à une gestion plus responsable des clubs, une distribution plus équitable des revenus et la suppression de toute spéculation sur les frais de transfert pour améliorer les conditions de travail.

« Il est important d’examiner la situation de la santé dans le football, du haut en bas, dans son ensemble », affirme Théo Van Seggelen, secrétaire général de la FIFPro.

(Photo de Dani Alves: Pics United)